Les portraits

 

La place de la rivière.

Que ce soit des ombres colorées qui flottent sur les visages ou les traces d’un pinceau qui les sillonnent, c’est toujours un étonnement qui semble les parcourir, être au fondement de leur essence même. Ce saisissement d’être au monde, pas l’étonnement innocent mais celui qui se renouvelle et s’épaissit le temps passant.

C’est la tranquillité des reflets sur l’eau.

Les lieux dans la continuité des figures et inversement.

Le regard emprunte et prélève pour constituer son monde sous-jacent : celui qui traverse les apparences pour les déplier dans un espace de vibrations.


Lionel Guiloineau